Les éco-quartiers… Ou pas

Sur le papier, sur les maquettes, un éco-quartier a tout pour séduire les citadins : un environnement soigné, une qualité de vie, des espaces verts, c’est la grande mode, les villes et promoteurs immobiliers en font leur nouveau dada.

En réalité, bien souvent, la déception est au rendez-vous, les habitants à l’âme écolo ne sont pas légions et les constructions faites souvent à la va vite avec des normes écologiques qui mériteraient d’être revues sont souvent source de déception.

Alors comment se fait-il que des quartiers qui devraient être plein d’avenir, ne donne pas leurs promesses ? Pour vivre dans un éco-quartier depuis plus de 2 ans, je fais un premier constat, les personnes qui habitent ces quartiers, ne les ont pas forcément choisis pour des raisons écologiques, mais pour des questions de tranquillité. On se retrouve dans des quartiers victime de gentrification, avec des personnes qui se croisent, certains tentent de créer une dynamique de quartier, mais ça accroche difficilement.

Un éco-quartier ne veut pas dire voisins souriants, heureux de vivre dans un espace privilégié ou tout simplement qui en prennent soin.

Le quartier dans lequel je suis, fait la part belle aux piétons et autres déplacements dit “doux”, une voie de circulation partagée limitée à 30km/h qui fait le tour du quartier un un zone piétonne au centre de ce même quartier. Dès le départ ces règles n’ont jamais été respectées, que ce soit par les habitants eux-même ou par les visiteurs et livreurs. Le résultat une circulation plus qu’anarchique, des stationnements sauvages dangereux car limitant la visibilité des conducteurs sur les nombreux piétons enfants et une vitesse jamais respectée. S’en découle un jeu du chat et de la souris avec les agents verbalisateurs qui ne passent jamais ou rarement au moment où ces stationnements anarchiques sont au sommet de leur art.

L’entretien des espaces verts est assez catastrophique et tout se dégrade déjà petit à petit, leur gestion écologique nécessiterait certainement plus de main-d’oeuvres que d’appliquer des désherbants chimiques.

Ces quartiers sont souvent fait à la va-vite, sans réflexion sur l’avenir, par des promoteurs qui ne pensent qu’à s’enrichir et qui voit dans ces constructions, un moyen de faire payer plus chers des immeubles. Les municipalités citadines peuvent se mettre en avant grace à ces projets et attirer de nouveaux habitants

Il existe peu de quartiers avec une vrai réflexion de la part de la municipalité, en région parisienne, on peut pourtant trouver des contre-exemples, comme Lil-Seine sur l’Ile-Saint-Denis, où la municipalité travaille sur le projet depuis des années et fait l’effort d’intégrer les futurs habitants dans le projet.

Si je peux donner un conseil aux futurs acheteurs d’un appartement dans un éco-quartier, renseignez-vous sur la municipalité, sur le promoteur, sur les autres éventuels éco-quartiers construit dans la ville ou par le promoteur (on trouve beaucoup de réponses le net), sur le dynamisme de la ville, sur les évolutions du quartier… L’éco-quartier n’est pas un label de qualité, c’est à chacun de se renseigner avant de signer.